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20/01/2019

L’importance et l’explication du sacrifice – Par Abou Chayma – Extrait du site internet Sajidine


 

Comme l’Aïd approche, je vais commencer par lire la sourate As-Saffat à partir du verset 69 et on va faire un rapport avec ce passage et ce qu’on attend de nous le jour de jeudi.

Abraham, Ibrahim , dit : « Hasbya Allahou wa n’imal wakil »«Allah me suffit, il est mon meilleur garant». C’est une formule que toute personne prononce quand elle a un problème et il est important d’en comprendre le sens.

Ibrahim a dit cette phrase quand on l’a jeté dans le feu, quand il a eu des problèmes avec sa communauté.

Quand il a dit ça, Allah dans le verset 69 de la sourate 62 Les Prophètes, dit : « Nous dîmes alors : ’’ Ô feu ! Sois pour Ibrahim d’une fraîcheur salutaire ! ’’»

Regardez mes frères, avant que je n’entre dans le sujet précis du dars, la capacité, ou on peut dire la force, d’Allah . Ibrahim était contre sa communauté, il a cassé leurs statues. Quand on a voulu le tuer, Allah  pouvait faire en sorte qu’il se sauve, comme Moïse, Mussa .

Ici, Allah  aurait pu faire en sorte qu’Ibrahim s’échappe. Mais non ! Il a laissé les ennemis, les mécréants, attraper Ibrahim . Ils ont attrapé Ibrahim, ils ont allumé le feu, Dieu aurait pu faire descendre la pluie et éteindre le feu et c’était fini, non, simplement, Allah  est en train de dire à ce petit homme dans ce globe, que sa seule capacité ne pourra rien.

Si Ibrahim s’était échappé, qu’auraient dit les mécréants ? « Si on l’avait attrapé, on aurait fait ceci, on aurait fait cela » ... Mais ils ont attrapé Abraham et « Allumez le feu », Allah  n’éteint pas le feu, il laisse le feu allumé. Et vous savez quel genre de feu ? Ils ont ramassé d’immenses bois ; d’ailleurs, ils ont jeté Abraham avec une catapulte. Les flammes étaient tellement immenses qu’on ne pouvait pas s’en approcher.

Le feu ne s’éteint pas. Il n’y a ni pluie, ni eau, rien. On l’a jeté dans le feu pour dire à ce peuple : « Même si vous le prenez, même si vous allumez le feu, même s’il est à l’intérieur du feu, Allah est capable de dire à ce feu-là : ne fais rien ». C’est Allah  qui a créé le feu, c’est Allah qui dit au feu  d’être froid ou chaud. Voilà la puissance que nous oublions tout le temps quand on a des petits problèmes, nous oublions que Allah  est capable de tout. Simplement en se dirigant vers Allah et dire « Hasbya Allahou wa n’imal wakil » – « Allah me suffit, il est mon meilleur garant ».

Maintenant, revenons à Abraham sur lui la paix, Ibrahim , quand il a eu des problèmes avec sa famille, Ibrahim dit dans la sourate As-Saffat, verset 99 : « Et il dit : « Moi, je pars vers mon Seigneur et Il me guidera .». Sa famille, ses parents et toute sa tribu adorent les statues et veulent lui faire du mal. Il décide donc de partir. On appelle cela la première hijra, c’est-à-dire se séparer d’une communauté qui n’est pas bien. Quand tu es dans un lieu et que tu ne t’y sens pas bien, tu n’arrives pas à pratiquer ta religion comme il faut, tu dois chercher un lieu où l’on adore Allah, comme Il l’a ordonné.

Écoutez bien dans le verset qui suit ce que Ibrahim va dire. « Rabbi hab li mina as-salihin » Il demande : « Seigneur, fais-moi don d’une [progéniture] d’entre les vertueux ». Regardez la demande qu’il fait. Nous, on demanderait : « Ô Allah, donne-moi un enfant, ô Allah, donne-moi un héritier». Ici, on voit bien que Ibrahim ne demande pas un enfant simple mais un enfant vertueux, un enfant pieux.

Ibrahim est arrivé à un certain âge et il n’a pas encore d’enfant, il demande à Allah  de lui donner un enfant vertueux. Allah  dit :

 «Nous lui fîmes donc la bonne annonce d’un garçon (Ismaël) longanime. Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, [Abraham] dit : « Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses». (Ismaël) dit : « Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé: tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants».(sourate 37 – verset 101)

Allah  a donné à Ibrahim un enfant et cet enfant est Ismaïl sur lui la paix. Quand Ismaïl  est devenu un jeune homme, quand il est devenu pubère, Ibrahim va avoir un compagnon. Comme tout parent, je ne sais pas si vous avez senti cela, quand vous avez le premier enfant, vous lui faites pleins de cadeaux, vous le chouchoutez, vous vous promenez avec lui, vous êtes fiers, vous le prenez partout où vous allez. Quand son fils est devenu pubère, Ibrahim  n’était plus tout seul.  

Mais voilà l’épreuve de Allah  : quand Ismail est devenu plus grand, Dieu révèle à Abraham dans un songe qu’il doit immoler son fils, retenez bien, car vous devrez faire le lien avec ce mot-là et ce qu’on va faire le jour de l’Aid el Adha.

Écoutez bien le dialogue du musulman :

Ibrahim, quand il a parlé à son père, lui a dit : « Ya abati ». En français, ce n’est pas comme Abi « mon père », il dit « abati », o mon cher père. Écoutez la réponse du père : « Ya Ibrahim », o Abraham. Vous avez vu le dialogue entre un mécréant et un musulman ?  Le musulman, Abraham parle à son père et dit « Ya abati » ; le père, le mécréant, répond à son fils « Ya Ibrahim ».

Écoutez maintenant le dialogue entre le père et le fils musulman :

Le père dit : « Ya bouneya», o mon cher fils. L’enfant va répondre : « Ya abati », o mon cher père.

Vous avez vu le dialogue entre deux musulmans ?  Nous devons prendre un dars (rappel) de la discussion entre Ibrahim et son fils. C’est une leçon inimaginable et on passe dessus comme ça, on lit simplement. Le Coran est un mode d’emploi pour l’humanité, pour savoir comment parler, comment discuter, comment fonctionner.

Alors regardez ça : ô mon fils, mon cher fils, je vois dans le songe que je vais t’immoler. Ibrahim a eu cette Révélation comme il est dit dans certains tafsir à trois reprises. La première fois, il a eu un doute ; la deuxième fois, cela commence à devenir plus clair et la troisième fois, il a compris que c’était une Révélation. Et malgré cela, il met son fils, dans la confidence.

Beaucoup de parents, quand ils discutent avec leurs enfants, parlent comme ceci : « Toi, suis-moi, maintenant on va aller chercher le mouton ». S’il prend son fils avec lui et que son fils lui dit : « Mon père, ce mouton il est… » « …qu’est-ce que tu y connais toi, tais-toi ! ». Par contre, dans cette histoire, Ibrahim  dit à son fils : « Qu’en penses-tu ? ». Comment cela, qu’est-ce qu’il en pense … c’est un ordre d’Allah … Simplement, Ibrahim veut que son fils soit dans l’adoration.

Les enfants, quand ils sont adultes et pubères, il faut les prendre comme des amis. Simplement, il faut apprendre aux enfants qu’il y a une différence entre « amis et amis ». Il faut l’emmener avec soi lorsqu’on sort. Tu veux acheter quelque chose ? Mets-le dans l’affaire : qu’en penses-tu mon fils, il est bien ce mouton, tu préfères qu’on en choisisse un autre ? Le dialogue avec son enfant doit être comme cela, il faut donner à l’enfant une certaine responsabilité.

Ici, on voit bien que Ibrahim  dit à son fils : Vois ce qu’il y a lieu de faire ! Écoutez la réponse de Ismaïl, un autre musulman : «  Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé ». Imaginez-vous ça … Un père qui dit à son fils « je me vois en songe en train de t’immoler » et le fils qui répond « Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé ». Pourquoi ? Parce que Ismaïl connaît son père, il sait comment il réagit.

Ce n’est pas un père comme les autres, c’est un prophète, c’est un père qui a de la connaissance, un père qui a de la science, un père qui craint Allah, un père qui sait ce qu’il fait, non pas un père ignorant.

D’ailleurs, j’ouvre une petite parenthèse pour parler d’une situation similaire : quand Ibrahim  a emmené Hajar son épouse et Ismaïl dans le désert, Hajar a demandé : « Que fais-tu Ibrahim, tu vas nous laisser ici tous seuls ? » Elle a répété deux, trois fois cette question mais Abraham ne répondit pas. Plus tard seulement Hajar réalisa qu’Abraham est quelqu’un de sage.

Il ne fait pas des actions au hasard, il y a une raison. C’est pour cela qu’elle lui posa l’autre question. Elle ne lui dit pas « Ibrahim, que fais-tu ? », mais elle lui demande « Ya Ibrahim, est-ce que c’est Dieu qui t’a ordonné de faire cela ? » Ibrahim lui répond que oui. Écoutez la réponse de Hajar : « Puisque c’est Allah qui l’a décidé, tu peux partir, Ibrahim, car Allah ne va pas nous délaisser, Allah  viendra à notre secours ».

Revenons à ce dialogue. (Ismaël) dit: «Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé: tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants».Vous voyez que Ismaïl comprend bien la situation. Il entre dans cette épreuve de l’adoration. Et quelle épreuve ! Ecoutez bien le verset suivant, on voit bien que Ismaïl et Ibrahim vont passer à l’action. « Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front, » …

Qu’elle était l’épreuve ? L’épreuve au début ne concernait que Ibrahim, qui voit en songe qu’il doit égorger son fils. Mais regardez ce verset, ils se soumettent tous les deux, Ismaïl  est rentré dans cette épreuve, cette adoration, cette soumission«… et qu’il l’eut jeté sur le front», vous voyez bien que l’acte va aller jusqu’à la dernière situation.

Quand il l’a allongé Allah  dit :   

« Voilà que Nous l’appelâmes « Abraham !Tu as confirmé la vision. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisant».C’était là certes, l’épreuve manifeste.Et Nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse»

Ô Ibrahim, tu as cru au songe, tu as exécuté ce qu’Allah  t’a ordonné de faire. C’est comme cela qu’on récompense les hommes pieux, qui écoutent, qui obéissent à Allah. Alors, que va-t-il se passer ? Nous allons voir le verset qui nous concerne pour la fête du sacrifice.

Qu’allait sacrifier Abraham ? Il allait sacrifier son fils pour l’adoration de Dieu, mais l’épreuve arrivée à sa fin, Allah  intervient et dit en quelque sorte, puisque tu as cru et que tu as passé à l’action, Je vais te récompenser . Que va-t-Il donner comme récompense ?  « Et Nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse. » (sourate 37, verset 107). La rançon est le mouton. Regardez bien : Allah  remplace Ismaïl par une autre rançon, al-fidya, pour que Ismaïl ne soit pas sacrifié.

« Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : Paix sur Abraham. Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants» Dans les générations à venir, le nom d’Abraham sera prononcé.  « Car il était de Nos serviteurs croyants. Nous lui fîmes la bonne annonce d’Isaac comme prophète d’entre les gens vertueux. » Allah  donne à Ibrahim un mouton à sacrifier à la place de son fils et, en plus, il lui donne un autre enfant, qui s’appelle Ishaq, prophète également.

L’épreuve de Ibrahim  consistait à immoler son fils unique ; il reçoit à la place un mouton et ensuite il reçoit un autre enfant. Vous voyez la grandeur de Dieu ?  Vous voyez les bienfaits que Allah  nous donne ?

Maintenant, Ibrahim  a reçu le cadeau après l’épreuve. L’histoire raconte que, quand Ibrahim allait immoler son fils, Iblis avait des problèmes, de gros problèmes. Car Allah avait simplement dit à Iblis « Prosterne-toi », et il n’a pas voulu obéir. Regardez Ibrahim. Il a pour épreuve d’immoler son fils, son unique fils, et il allait s’exécuter.

Le mouton est venu après l’épreuve, les 10 premiers jours de Dhul-hijja vont vous amener au jour du sacrifice, le jour d’el Aid. Est-ce que, dans ces 10 jours, vous avez eu une épreuve ? Est-ce qu’on fait un effort pour mériter ce mouton le jour du sacrifice ?

Quelqu’un dira peut-être qu’il ne préfère pas faire ce sacrifice ; il tombe dans un autre piège, un autre problème. C’est un bienfait que Allah  lui a donné. Achète le mouton, fais des méchouis, donne des aumônes et tu gagneras des hassanats. La première goutte de sang qui coule de ton mouton pardonne à toute ta famille présente.

Quand Ibrahim  allait immoler son fils, Iblis se mettait au travers de son chemin. Il disait à Ismaïl de ne pas laisse son père l’immoler ; à Ibrahim  il disait : « Tu vas égorger ton fils ? ».

Abraham l’a lapidé. C’est ce qu’on fait au pèlerinage. Il y a trois stèles contre lesquelles il faut jeter des pierres ; c’est devenu une adoration.

Iblis a voulu dévier Ibrahim de son adoration et ce dernier lui a jeté à chaque fois sept pierres. Malheureusement, au pèlerinage, les gens croient que Iblis est toujours là. Ils commencent alors à jeter des pierres, des sandales…

Non, Iblis n’est plus là, il ne va pas rester ici ! Il était là pour le pieux Ibrahim. Toi, tu fais ce geste-là dans l’adoration. Si tu veux vraiment viser la stèle, vise-la dans ton coeur, dans ton action.

Le jour où l’on va jeter les cailloux sur les stèles, certains jettent les cailloux en insultant ach-Chaytan, certains visent la stèle avec des pierres, des sandales, des parapluies, peut-être qu’ils vont même blesser leurs frères. Mais que fais-tu mon frère ? Et dès qu’ils ont fini, ils vont vite se raser la barbe ! (Quand on entre en état d’ihram, on ne peut pas se couper les cheveux). Lorsque j’étais au pèlerinage, je suis passé devant un groupe de personnes ; il y avait un qui rasait la barbe d’un autre en disant : « Enlevons cette saleté ! ». Quand ils m’ont vu, ils étaient gênés… « Euh, ce n’est pas une saleté, on plaisante ! »  Est-ce cela une adoration ? Le jour où tu as jeté les cailloux sur la stèle, tu viens raser ta barbe ?

Malheureusement, ce qui se passe le jour d’el Aid est encore pire, c’est la guerre ! En ce jour, incha Allah, il ne sera pas juste question d’aller chercher un mouton et de l’égorger. Quand vous direz Bismillah Allahou akbar,il faudra réaliser comment ce bienfait est arrivé là, pourquoi on fête l’aïd.

L’islam a deux grandes fêtes et une de ces deux grandes fêtes aura lieu dans quelques jours. Mes frères et soeurs, nous devons réaliser qu’en tant que musulmans, la question n’est pas simplement d’égorger le mouton, de le ramener et de faire le méchoui. Il faut faire attention ce jour-là. Imagine que le jour où tu égorges le mouton, le jour où tu vas faire ce geste d’adoration, ce jour est celui où l’on voit la majorité des musulmans commettre plein de péchés.

Que ce soit dans l’habillement, dans le comportement, les cousins, cousines, les amis, ça rigolent, ça s’embrassent, ça dansent. Ce jour-là, le jour de l’Aïd, le jour de l’adoration, c’est le jour où on fait la débauche, où on fait le l’illicite ? Alors quel aïd, quel genre d’aïd on a ?

Je vous le rappel mes les frères et soeurs, faites très attention, les jours passent, les semaines passent, les mois passent, et votre année diminue chaque jour. On a demandé à quelqu’un : « Quel âge as-tu ? » Il lui a répondu : « J’ai 30 ans ». Non, les 30 ans, tu les as perdus. Ils sont déjà partis. Mon frère, ma soeur, vous avez combien, 25, 40 ans ? Ils sont partis, ils ne reviendront plus.

Mes frères et soeurs, réalisez que toute la vie du musulman est de l’adoration. Sa vie, tous ces mouvements sont de l’adoration. Aller rendre visite au malade, c’est de l’adoration ; aller dormir, c’est de l’adoration. Tout est de l’adoration. Il n’y a pas de perte de temps pour le musulman. Alors pour l’adoration du jour d’el Aid, n’oubliez pas de jeûner la veille, le jour de Arafat. Sauf ceux qui sont au pèlerinage, ils ne jeûnent pas ce jour-là. Car si tu jeûnes ce jour avec une sincérité, un ikhlas, avec une tawba, un repentir, Allah  efface tes péchés de l’année passée et de l’année qui vient. Imaginez-vous, quelle miséricorde ! Simplement aller vers Allah  avec l’intention de s’améliorer. Il ne faut pas faire comme certains qui vont au hajj pour « se laver », se purifier et après ils continuent à désobéir. C’est catastrophique d’avoir une intention comme celle-là.

Je dis simplement à mes frères et soeurs de penser à l’aïd, de penser à l’épreuve passée. Le jour de l’aïd et de Arafat, prenez, je le dis encore une fois, le train dans lequel Allah  vous invite à monter, repentez-vous, revenez vers Allah, arrêtez d’aller sur internet pour passer votre temps à vous amuser. On ne vous dit pas de ne pas faire de blague, on ne vous dit pas que vous ne pouvez pas rire, simplement rire et faire des blagues ont des règles.

L’islam ne t’a pas laissé faire ce que tu veux, l’islam t’a tout détaillé. L’islam te montre comment tu dois aller aux toilettes, l’islam te montre comment avoir des rapports, l’islam te montre comment dialoguer avec tes enfants, et ainsi de suite.

Je rappelle que le jour de l’aïd, il faut immoler un mouton par famille. Les personnes qui sont en voyage peuvent égorger un mouton mais ce n’est pas une obligation. Pour ceux qui ne sont pas en voyage, la majorité des savants dit que c’est une sunna muaqada, (fortement recommandé) que ce n’est pas une obligation. Personellement, je suis plutôt de l’avis que c’est obligatoire pour chaque famille, pour celui qui en a les moyens. Il doit le faire après avoir fait la prière. La sunna est de partager ce mouton en trois parties : une partie pour manger, une partie pour faire l’aumône et une partie pour offrir.

Une autre chose importante : n’oubliez pas le tahlil (El hamdoulilah) et le takbir (Allahou Akbar) le jour de l’aïd. Dès l’heure du fajr, vous dites le takbir, sans arrêt ; dans la voiture ou dans la rue, vous le dites tout doucement. Et faites sortir tous vos enfants, vos femmes, vos filles, tout le monde doit être présent. Même les femmes indisposées doivent venir pour écouter le dars, faire les douas et le dhikr. Même indisposées, elles doivent faire le dhikr avec les musulmans présents ce jour-là.

C’est également l’heure de de rendre visite aux proches, parents, familles, amis. Pour ceux qui rendent visite aux parents, vous savez que les parents font parfois des choses qui ne sont pas bien. Ne soyez pas durs, ce jour-là. Si vous avez le temps pour faire la dawa ou le rappel, essayez d’être cléments. Si vous voyez qu’il y a des grands manquements, ne restez pas. Le Prophète a dit : «Celui qui voit un mal, qu’il le change, avec sa main, sa langue ou son coeur». Je crois que le jour de l’aïd, il est impossible de changer quoique ce soit car les gens sont dans la fête, dans l’amusement. Essayez de leur faire un rappel doux. Si vous voyez qu’ils ne savaient pas, alors alhamdulillah. Si vous voyez que vous l’avez déjà dit plusieurs fois et qu’ils ne vous écoutent pas, allez leur rendre visite, dites-leur « Assalam alaykum » et repartez, et qu’Allah accepte nos oeuvres et les vôtres.

 

Audio l’importance et l’explication du sacrifice  – Par Abou Chayma
–  Rappel retranscris par l’équipe Sajidine à la demande de nos frères et soeurs malentendants
Quelques reformulations ont été apportées pour une lecture plus aisée –

Source : www.sajidine.com/au-quotidien/occasions/explication_sacrifice-aid.htm

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