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12/08/2020

Un dinosaure et la longévité d’un idéologue révolutionnaire s’éteignent


L’ « INGRIDGATE » : LES 
REPERCUSSIONS DE LA MORT DE
Manuel MARULANDA PEUVENT-ELLES
COMPROMETTRE LA LIBERATION DES OTAGES ?

Il est vrai que le cyclone qui a
décimé la Birmanie
et le séisme qui a secoué une province en Chine
ont éclipsé successivement l’affaire du Tibet ou la cacophonie
médiatique, outrancière et ahurissante s’est quelque peu estompé et ou les
organisations de défense des droits de l’homme ont mis un bémol à leur
tintamarre fracassant. Ce qui est devenu avec le temps L’ « INGRIDGATE
», cette affaire sans cesse retentissante qui semble avoir disparu de la scène
après que les esprits se soient échaudés, revient en force ou l’on a appris
qu’un guérillero agissant de son propre chef et n’ayant pas par conséquent
l’aval du nouveau N°1 des FARC aurait transmis une lettre aux services secrets
colombiens. Ce guérillero aurait proposé un marché alléchant à Alvaro URIBE
consistant à libérer plusieurs prisonniers dont Ingrid BETANCOURT en échange
d’une promesse du président colombien s’engageant à ne pas extrader vers les
USA un guérillero des FARC, trafiquant en cocaïne. L’effet d’annonce plus
qu’une réalité semble être l’expression du désir du président colombien de
redorer son blason car il s’agit de ne pas mettre d’absolu dans cet élément
nouveau ou comble du paradoxe, un simple guérillero qui aurait la prétention de
pouvoir mettre fin au calvaire enduré par les otages aurait la prérogative de
marchander avec le chef de l’état colombien. Déjà, dans le passé, l’ « Ingridgate »
n’en finissait pas de connaître un dénouement malheureux avec l’obstruction du
président colombien qui avait décidé de ne pas surseoir à anéantir les FARC.
Les répercussions de la mort de Manuel MARULANDA peuvent-elles compromettre la
libération des otages ou l’accord d’échange humanitaire engrangé par les
médiateurs sera-t-il susceptible d’être envoyé aux calendes grecques ou
reportée sine die ? Le Gouvernement Français a multiplié les fautes dans
l’affaire Ingrid Betancourt qui est devenu au fil des rebondissements par
l’imprévisible président colombien, l’« Ingridgate » ou la France perdue dans le
labyrinthe colombien et Kouchner dans le chaudron andin tentent tous deux de
renouer le dialogue avec la nouvelle instance dirigeante des FARC. Si pour
BOGOTA, la mort de Manuel Marulanda indiquerait que les «dinosaures» de
la guérilla colombienne sont peut-être bel et bien en voie d’extinction, il
n’en demeure pas moins que le goût de l’argent
facile, le trafic de la drogue ont gravement
gangrené les institutions colombiennes et corrompu tout le gouvernement
d’Alvaro URIBE qui devra composer et négocier avec les FARC, URIBE qui porte
une entière responsabilité dans la débâcle du processus d’échange des otages et
de l’élimination de Paul REYES avec la complicité de PARIS.


L’ « INGRIDGATE » : LES REPERCUSSIONS DE LA MORT DE Manuel MARULANDA PEUVENT-ELLES COMPROMETTRE LA LIBERATION DES OTAGES ?


Il est vrai que le cyclone qui a décimé la Birmanie et
le séisme qui a secoué une province en Chine ont éclipsé successivement
l’affaire du Tibet ou la cacophonie médiatique, outrancière et
ahurissante s’est quelque peu estompé et ou les organisations de
défense des droits de l’homme ont mis un bémol à leur tintamarre
fracassant. Ce qui est devenu avec le temps L’ « INGRIDGATE », cette
affaire sans cesse retentissante qui semble avoir disparu de la scène
après que les esprits se soient échaudés, revient en force ou l’on a
appris qu’un guérillero agissant de son propre chef et n’ayant pas par
conséquent l’aval du nouveau N°1 des FARC aurait transmis une lettre
aux services secrets colombiens. Ce guérillero aurait proposé un marché
alléchant à Alvaro URIBE consistant à libérer plusieurs prisonniers
dont Ingrid BETANCOURT en échange d’une promesse du président colombien
s’engageant à ne pas extrader vers les USA un guérillero des FARC,
trafiquant en cocaïne. L’effet d’annonce plus qu’une réalité semble
être l’expression du désir du président colombien de redorer son blason
car il s’agit de ne pas mettre d’absolu dans cet élément nouveau ou
comble du paradoxe, un simple guérillero qui aurait la prétention de
pouvoir mettre fin au calvaire enduré par les otages aurait la
prérogative de marchander avec le chef de l’état colombien. Déjà, dans
le passé, l’ « Ingridgate » n’en finissait pas de connaître un
dénouement malheureux avec l’obstruction du président colombien qui
avait décidé de ne pas surseoir à anéantir les FARC.

Les répercussions de la mort de Manuel MARULANDA
peuvent-elles compromettre la libération des otages ou l’accord
d’échange humanitaire engrangé par les médiateurs sera-t-il susceptible
d’être envoyé aux calendes grecques ou reportée sine die ? Le
Gouvernement Français a multiplié les fautes dans l’affaire Ingrid
Betancourt qui est devenu au fil des rebondissements par l’imprévisible
président colombien, l’« Ingridgate » ou la France perdue dans le
labyrinthe colombien et Kouchner dans le chaudron andin tentent tous
deux de renouer le dialogue avec la nouvelle instance dirigeante des
FARC. Si pour BOGOTA, la mort de Manuel Marulanda indiquerait que les
« dinosaures » de la guérilla colombienne sont peut-être bel et bien en
voie d’extinction, il n’en demeure pas moins que le goût de l’argent
facile, le trafic de la drogue ont gravement gangrené les institutions
colombiennes et corrompu tout le gouvernement d’Alvaro URIBE qui devra
composer et négocier avec les FARC, URIBE qui porte une entière
responsabilité dans la débâcle du processus d’échange des otages et de
l’élimination de Paul REYES avec la complicité de PARIS.

- UN NOUVEAU HAUT COMMANDANT DES FARC EST MORT


Une commission parlementaire colombienne a ouvert le 28
Mai une enquête préliminaire sur le président Alvaro Uribe, accusé de
corruption en Colombie et soupçonné d’avoir acheté la voix d’une
députée en faveur d’un texte l’autorisant à briguer un second mandat en
2006. Après la mort de son chef historique, Manuel Marulanda, la
guérilla colombienne des FARC, issue d’un mouvement paysan, est passée
pour la première fois sous le contrôle d’une génération d’intellectuels.

La France et la famille d’Ingrid Betancourt espèrent
que la mort du chef des Farc Manuel Marulanda et l’affaiblissement de
la guérilla vont accélérer la libération de l’otage franco-colombienne,
mais tiennent à rester prudentes face à cette nouvelle donne. Les FARC
ont confirmé la mort de leur chef et fondateur, Manuel Marulanda. Cette
annonce suppose la fin d’un cycle pour les FARC : alors qu’une ère
nouvelle commence, la guérilla doit saisir l’opportunité historique de
libérer ses otages et mettre ainsi fin à un procédé « dépassé ». Le
président vénézuélien Hugo Chavez en ayant demandé au nouveau dirigeant
des Farc, Alfonso Cano, de libérer sans conditions tous les otages,
tout en déclarant qu’un mouvement guérillero armé n’était plus
d’actualité en Amérique latine espère-t-il une reddition des FARC qui
libéreraient les otages ou tout au contraire est-ce un aveu de sa part
qu’il ne peut plus servir à grand-chose dans le dossier empoisonnant de
la libération des otages ?

La mort de Manuel MARULANDA signifie-t-elle l’arrêt du
processus enclenché par toutes les parties qui se sont mobilisées en
faveur de la libération des otages détenues aux mains des FARC ou
va-t-elle contribuer bien au contraire, comme certaines voix se
complaisent à le dire, à faciliter la fin du long calvaire enduré par
ceux et celle qui ont faient l’objet d’intenses tractations par des
hommes politiques de qui, par leur bourde diplomatique, n’ont jamais
réussi à débloquer une situation déjà tendue dans un climat délétère ?.
Comment peut-on concilier des inconciliables en espérant une libération
rapide de celle qui fait la une des manchettes des quotidiens alors
qu’en même temps le dictateur URIBE s’amuse à bombarder allégrement les
campements des FARC, à assassiner des figures de proue de la guérilla
marxiste et à maintenir la pression, bref de la haute voltige qui
démontre que l’objectif de ce président contesté et contestable est de
mener une guerre impitoyable contre ses opposants tout en mettant en
péril la vie des otages. En dépit de quelques revers subis par les FARC
et de la désignation du nouveau commandant de l’organisation marxiste,
il est patent de constater que le temps jouera en défaveur des otages
et des politiciens qui devront renouer le dialogue interrompu depuis
l’assassinat du numéro 2 des FARC, Paul REYES dans une opération ayant
nécessité la participation des gringos, du président colombien et de la
France, à plus de 10 km, et en profondeur dans le territoire
équatorien, ce qui avait provoqué l’ire et une attitude courroucée de
Raphaël CORREA, chef de l’Etat de ce pays. Le nouveau successeur
désigné à la tête de l’organisation des FARC aura-il la pleine
légitimité parmi les militaires qui devront composer avec où pas ?
L’ancien agent secret Noël Saez, surnommé 008 parce qu’il adore James
Bond se sent lui-même responsable de l’élimination de Paul REYES,
devrait faire son mea-culpa en ayant saboté les négociations de la
dernière chance et devrait passer la main à un homme plus expérimenté
et soucieux de la vie des otages.

Rien n’est moins sûr mais il serait illusoire de songer
à une libération de celle qui a tant fait couler d’encre quand bien
même qu’on puisse comprendre l’optimisme et les espoirs que nourrissent
encore et toujours les familles des otages. Il faut donc se rendre à
l’évidence que seul, le président vénézuélien est encore apte à jouer
le rôle de médiateur et à parvenir à la libération d’Ingrid BETANCOURT.
Les récents événements nous montrent, preuve à l’appui que ceux qui
prétendaient pouvoir obtenir la libération des otages en mettant au
pilori CHAVEZ ont tout fait capoté pour bien au contraire se focaliser
sur un autre terrain visant à éliminer les FARC grâce à la collusion
URIBE-SARKOZY et dont la pierre angulaire repose sur la position
inflexible, voire jusqu’au boutiste du président colombien qui accuse
une carence en matière de réal politique. Il est clair que dans cette
affaire interminable ou les dés étaient pipés dés le départ avec un
SARKO qui s’était levé tôt pour parvenir à une libération express de
l’otage la plus médiatisée, les responsabilités de l’échec demeurent
partagés successivement entre les présidents colombiens et français.
Les FARC se méfient de Sarkozy et de Noël Saez, surnommé 008 qui a
repris du service comme émissaire de Sarko dans le dossier Betancourt.
D’ailleurs, dans les documents ayant été saisis selon la Colombie et
retrouvés dans l’ordinateur du numéro deux des Farc abattu par les
paramiitauires colombiens, des passages concernent un mystérieux
« émissaire » français anticipent sur la victoire d’Obama aux
Etats-Unis. « Bakchich » a consulté ces documents.

Depuis la mort de Raul Reyes, le numéro deux des FARC
colombiennes tué samedi 1er mars en Equateur par un raid de l’armée de
Bogota, la Colombie distille au compte goutte des documents qui
auraient été retrouvés sur les ordinateurs de Reyes.

- LES REPERCUSSIONS DE LA MORT DE Manuel MARULANDA SUR LA LIBERATION DES OTAGES

MANUEL MARULANDA, COMBATTANT REVOLUTIONNAIRE HORS PAIR


ALFONSO CANO, 59 ANS, SUCCEDE A MARULANDA

L’enjeu d’un accord humanitaire sur la libération des
otages alors qu’il revêtait d’autres objectifs s’est internationalisé
et aggravé au fil des événements ou les deux hauts commandants des FARC
sont morts. Que peut espérer le French doctor qui s’est déplacé dans
plusieurs pays d’Amérique du Sud puisqu’il est aujourd’hui clairement
établi que c’est bel et bien le coup de téléphone du négociateur
français Noel SAEZ (un ancien consul de France à Bogota se faisant
passer pour un agent de la DGSE) adressé au numéro 2 des FARC (qui
préparait une réunion avec les émissaires français en vue de la
libération des otages), qui a permis le bombardement du camp des FARC
en profondeur sur le territoire équatorien et tout ce scénario, on s’en
doute avec l’approbation explicite du président colombien.

Le goût de l’argent facile, le trafic de la drogue, le
soutien militaire US à URIBE et l’affaire de l’Otage Ingrid BETANCOURT
ont profondément corrompu le président colombien et son gouvernement
composé d’ex ou de narcotrafiquants avérés toujours en exercice. Alvaro
Uribe est un politicien diablement habile car en extradant vers les
Etats-Unis des témoins gênants, à l’instar des principaux chefs
paramilitaires « démobilisés », le président colombien a réalisé un
coup de maître. Sarkozy a tellement investi sur la libération d’Ingrid
Betancourt et a tellement besoin de voir sa popularité remonter quelque
peu qu’il ne peut se résoudre à l’éventualité que la crise colombienne
puisse se résoudre sans sa participation active. D’où la proposition
d’accueil des FARC, une « ingéniosité » dont a fait par le président
français qui a consommé tous les jokers qu’il avait à sa disposition à
l’exception de deux : Utiliser le passe droit Betancourt/quai d’Orsay
en accueillant les combattants des FARC ou des analystes les comparent
à des terroristes qui trouveraient refuge en France et l’autre jocker
consisterait à utiliser le GIGN (Groupement d’Intervention de la
Gendarmerie Nationale) en dernier recours ultime dans une mission
salutaire hautement risquée.

La position de la présidence française est en la
matière assez paradoxale et ambiguë, elle se dit prête à accueillir sur
son sol des « terroristes ( ?) » des FARC alors que dans le même temps
elle défère au Parquet des terroristes de l’ETA. Pourquoi les chefs
guérilleros accepteraient-ils, sous le patronage de la France, de la
Suisse et de l’Espagne, un échange humanitaire cautionné par un homme
politique qui a juré leur perte et qui a le soutien de trois Colombiens
sur quatre ? Le troc qu’on leur propose est simple : 500 guérilleros
incarcérés contre 60 otages politiques. Le marchandage va-t-il, une
fois de plus, se perdre dans les brumes de la sierra ?

- LA COLLUSION SARKOZY-URIBE ET AUTOPSIE D’UN ECHEC PROGRAMME


QUE RETIENDRA NICOLAS SARKOZY DE L’ECHEC DE SA MISSION HUMANITAIRE? ET BERNARD KOUCHNER QUI A UNE APPROCHE ERRONE DE LA COLOMBIE, DU DRAME ENDUREE PAR INGRID BETANCOURT ET DES AUTRES OTAGES DE LA GUERILLA DES FARC A-T-IL MIEUX FAIT EN AYANT ANTICIPE, LUI, QUI A ENVOYE UN FALCON 50 A BOGATA ET CE, AFIN D’ACCREDITER LA THESE QU’INGRID SERAIT AGONISANTE ET ATTEINTE D’UNE HEPATITE PAR LE BIAIS D’UN BATTAGE MEDIATIQUE QUI NE DIT PAS SON NOM. L’URGENCE ET LA PRIORITE ABSOLUE REQUISE POUR CELLE QUI A TANT FAIT COULER D’ENCRE ONT OPPOSE UNE FIN DE NON RECEVOIR CHEZ LES FARC QUI ONT REFUSE LES PRESSIONS ET LES SCENARIOS ROCAMBOLESQUES DIGNES DE LA RUSE POLITICIENNE DE L’ELYSEE QUI DEVRAIT FAIRE ET IL N’EST PAS TROP TARD SON MEA-CULPA.

KOUCNER RENCONTRE CHAVEZ A CARACAS ALORS QUE L’OBSESSION NOMMEE ALVARO URIBE QUI NOUE UN ENGOUEMENT PARTICULIER DE FAIRE LA CHASSE AUX FARC EST INCOMPATIBLE AVEC LA LETTRE D’ESPRIT ENGRANGEE PAR TOUTES LES PARTIES QUI SE SONT MOBILISEES AFIN DE PARVENIR A UN DENOUEMENT HEUREUX DANS LA LIBERATION DES OTAGES


auvkouchner.jpg


LE
CHANTAGE DU "FRENCH DOCTOR" KOUCHNER, PETIT TELEGRAPHISTE DE CHAVEZ
(SELON LE DICTATEUR URIBE) INDISPOSE URIBE ALORS QUE LA COLLUSION
SARKOZY-URIBE NE FAIT PLUS AUCUN DOUTE DEPUIS L’ELIMINATION DU N°2 DES
FARC.


A son arrivée à BOGOTA,
la mission humanitaire mise en place par la France pour tenter
d’accéder à l’otage des Farc Ingrid Betancourt a été accueillie par un
message hostile de l’agence de presse ANNCOL, proche de la guérilla
marxiste. Elle déplore que Nicolas Sarkozy soit aussi "ingénu".

Sarkozy qui a tramé des négociations secrètes avec
celui qui a tout fait capoté, notamment par l’entremise de Noel SAEZ va
probablement combler ses bourdes à répétition qui n’en finissent plus
en se résolvant à envoyer peut-être le GIGN au fins fonds de la jungle
colombienne pour récupérer sa pépite d’or, voire même son amour caché.
Mais comble du paradoxe, Sarkozy le va-t-en guerre contre l’Afghanistan
ne nous fera pas croire un seul instant qu’il est pétri d’humanité pour
Ingrid Bétancourt alors que la situation qui aurait pu être dénouée par
les principaux acteurs de la scène, en l’occurrence, Paul REYES et
Manuel MARALUNDA sont morts aujourd’hui car l’initiative engagée par
Nicolas Sarkozy avait reçu un écho favorable, côté FARC mais au moment
ou la crise allait s’engager dans le bon sens et avec toutes les
chances de réussir, les négociateurs qui voulaient tabler sur tous les
plans, en s’associant aux desseins machiavéliques d’URIBE qui s’était
préoccupé à décimer les FARC ont volontairement trucidé le numéro 2 des
FARC dans un campement situé en profondeur (10 km) et non à 800 m
au-delà de la frontière équatorienne, tuant tous les autres guérilleros
qui dormaient. Sarkozy devra porter à lui seul la responsabilité de
l’échec des négociations et qu’il ne se ravise plus encore à espérer la
libération d’Ingrid BETANCOURT à un moment ou les FARC se recomposent
et tentent de se reconstituer avec la désignation de nouveaux hommes
forts, capables de s’opposer au dictateur élu, Alvaro URIBE qui s’est
focalisé sur la destruction de toute la structure des FARC, tout en
ayant réussi à entraîner un Sarko qui voyait déjà Ingrid BETANCOURT
libérée des griffes de ses ravisseurs dont leurs motifs sont purement
politiques. Alors que tous les paramètres d’une libération étaient
réunis et voués au succès, le 1er mars, l’armée colombienne avait tué,
en territoire équatorien, Paul Reyes, le numéro 2 de la guérilla des
Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) grâce au négociateur
français et les informations transmis par les Gringos aux
paramilitaires colombiens. Et puis, quatre jours plus tard, la Colombie
annonçait la mort d’Ivan Ríos, un autre des sept membres du Secrétariat
des Farc (l’organe de direction de la guérilla). Yvan Ríos a été abattu
par son propre « chef de sécurité », lequel s’est ensuite livré à
l’armée colombienne pour toucher la récompense offerte. Ce garde du
corps s’est livré aux autorités en apportant la main droite, tranchée,
d’Ivan Ríos ainsi que son ordinateur portable.


ivanriosmort.jpg

IVAN RIOS, COMMANDANT DES FARC EXECUTE PAR SES HOMMES

Décidemment, le spectre des ordinateurs portables
ressurgit à chaque fois qu’un haut responsable des FARC se fait tuer
afin de dédouaner de tout soupçons Alvaro URIBE qui pourra cogiter et
faire de la surenchère en disant qu’il détient des preuves. IDEM
lorsque le président Chavez, bête noire de l’administration BUSH se
fera assassiné, du moins ce serait le souhait de ses détracteurs et des
télévangélistes américains et ou personne ne sera surpris qu’on puisse
retrouver à proximité de son corps un ordinateur portable et une lettre
attestant qu’il se serait suicidé.


Au passage, Le père d’Uribe n’était-il pas l’ami de
Pablo Escobar, numéro 1 de la drogue ? N’a-t-il pas été tué par les
FARC lors de l’assaut de cette villa de Pablo Escobar qui servait
d’entraînement aux paramilitaires ? Et Uribe lui même, alors gouverneur
d’une province n’a-t-il pas crée sa propre milice ? Plus de 5000
rebelles, désarmés, n’ont-ils pas été assassinés par les
para-militaires ? Uribe est un dictateur élu tout comme l’impénitent
BUSH par ailleurs.

Depuis près de 30 ans, le fond du problème en Colombie
réside dans les inégalités sociales qui ne font que s’accroître et les
clivages politiques. Et dans la plupart des cas, les problèmes au lieu
de s’atténuer s’amplifient en raison de l’ingérence nord-américaine
dans la plupart des pays d’Amérique du sud. Il est patent de constater
que les Farc avaient déjà déposé les armes et participé au processus
démocratique avec de très bons scores par ailleurs et le soutien des
classes populaires jusqu’au moment ou la plupart de leur membres
(membres alors d’un parti politique) furent assassinés par les
paramilitaires. Le tapage médiatique autour de la libération d’Ingrid
BETANCOURT ne s’arrêtera pas de sitôt et si des naïfs peuvent encore
croire à un fumeux coup médiatique, fort onéreux, pour une action qui
risque de mal tourner, c’est qu’ils n’est pas possible aujourd’hui, du
moins dans de brèves échéances, après la mort des deux haut commandants
des FARC d’espérer une quelconque libération. la guérilla marxiste se
recompose et doit faire face à toutes attaques délibérées de la part du
narco gouvernement d’URIBE et du président colombien lui-même qui sait,
en son for intérieur, que toutes les chances de voir les otages
libérées ont été volontairement escamoté par le fauteur de troubles
qu’il représente en Amérique du Sud, notamment pour s’être illustré par
une attaque sanglante contre un campement des FARC en profondeur sur le
territoire équatorien, n’hésitant pas à violer la souveraineté de ce
pays et par l’incursion d’un groupe de 80 paramilitaires en territoire
vénézuélien, provoquant les protestations de Carracas.


On se souvient que l’armée colombienne qui avait
annoncé avoir tué Iván Ríos, membre du Secrétariat, l’organe de
commandement de la guérilla est en opposition avec la thèse selon
laquelle ce serait le garde du corps qui l’aurait abattu, vu les
récompenses promises par URIBE à chaque capture d’un guérillero et des
délations qu’il a encouragé au sein des FARC. Ivan Rios a trouvé la
mort dans un département de l’ouest de la Colombie.

La France est engagée dans un processus de négociations
qui va lui coûter cher. La facture qu’elle aura à payer et la somme
exorbitante qu’elle devra s’acquitter pour espérer récupérer ce trésor
de guerre (Ingrid BETANCOURT) seront telles que tout ce remue ménage, y
compris les tractations engagées entre PARIS et BOGOTA auraient pu
servir à construire un hôpital ou plusieurs maisons de retraites pour
personnes âgées, à augmenter les salaires et les effectifs dans les
hôpitaux. N’oublions tout de même pas une vérité qui fait grincer des
dents que Mme BETANCOURT est avant tout une ressortissante colombienne,
et quoi qu’en dise la majorité des français, y compris au plus haut
niveau de l’état.


Le président colombien assisté par Nicolas SARKOZY dans
sa volonté d’anéantir les FARC s’est fourvoyé dans une impasse totale
qui peut expliquer la complexité d’une issue de crise dans l’affaire de
la libération des otages puisque les deux présidents ont parfaitement
accordés leurs violons pour parvenir à un double objectif : Pulvériser
les Farc et obtenir la libération de la principale otage du nom
d’Ingrid BETANCOURT que les médias ont trop longtemps desservi sa cause
par un formidable battage médiatique. De plus, avec l’action combinée
de la Colombie, la France et la CIA qui ont permis la localisation
exacte et la liquidation physique de Paul REYES, Les récompenses
offertes par le gouvernement qui aggravent de facto cette situation
très mal entamée depuis le début, l’effet pervers de la
surmédiatisation de sa captivité et la mort des deux hauts commandants
des FARC (Paul REYES et Manuel MARULANDA) n’augurent pas de jours
meilleurs pour les otages et toutes les associations qui se sont
mobilisées dans ce sens. La Neutralisation de Paul REYES et la mort de
plusieurs guérilleros ont gravement réduits à néant le processus mis en
place par plusieurs tierces parties afin de parvenir à un dénouement
heureux alors que la situation actuelle n’est plus propice à des
négociations et à un futur échange humanitaire. Sarkozy qui voulait
courir après deux lièvres à la fois et subissant les pressions, et les
conditions d’Alvaro URIBE ne doit pas être surpris ou révolté de la
tournure qu’auraient pris les événements. Le président SARKOZY devait
faire son mea-culpa et s’abstenir autant que possible de faire porter
la responsabilité du fiasco aux FARC.

Devant la capacité de nuisance du président colombien,
le Venezuela assure être en mesure de démontrer avec des preuves
l’incursion militaire colombienne sur son territoire et la violation de
l’espace aérien par un appareil US. Le ministère des Affaires
étrangères du Venezuela avait adressé par ailleurs à la Colombie une
protestation officielle dans laquelle Caracas dénonçait la violation de
la frontière commune par une force militaire colombienne de 60
hommes. ?
La note vénézuélienne précisait que les militaires colombiens avaient
pénétré dans l’Etat vénézuélien d’Apure, dans le sud-ouest du
Venezuela, le samedi 16 mai, et qualifiait cette incursion de
« provocation » commise « au moment où notre Gouvernement a dénoncé la
politique belliciste du Gouvernement colombien qui cherche délibérément
à déstabiliser la région ».

A l’heure actuelle, peut-on croire à une éventuelle
libération de celle qui fait la une de tous les quotidiens du monde
entier car si les Farc la libérait, leur combat d’un autre âge
retomberait dans l’oubli international, et l’armée colombienne pourrait
(enfin) les éradiquer en toute tranquillité. Par ailleurs, pourquoi ne
pas diligenter une enquête internationale en Colombie qui saura mettre
en exergue le nombre sans cesse croissant d’assassinats de syndicaliste
et d’autres crimes paramilitaires depuis que Uribe est au pouvoir ?.

Souleiman

Le 20 Juin 2008

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