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Le scandale sexuel de la CIA à Alger. Y a t-il encore un Etat en Algérie ? Du bu



Le scandale sexuel de la CIA à Alger. Y a t-il encore
un Etat en Algérie ? Du bureau du FBI aux laboratoires de la CIA

Le scandale sexuel de la CIA à Alger. Y a t-il encore un Etat en Algérie ? Du bureau du FBI aux laboratoires de la CIAPar Djaafer El-Djazaïri

Il est certain que l’Algérie a bel et bien fini par reconnaître, à
travers son ministre de l’intérieur, l’existence du bureau du FBI à
Alger qu’en avril 2008. C’est au cour d’une émission télévisée de la
chaîne CBS traitant des activités de cette officine hors du territoire
US que l’information a été révélée pour la première fois au grand
public américain. L’information a été confirmée par le directeur du FBI
en personne, Robert Müller, lors de son audition par la commission de
sécurité du congrès US débattant sur le budget de l’officine hors du
territoire américain que le nom de l’Algérie ait été lâché par
inadvertance au printemps de la même année. En réalité, le FBI a
inauguré son bureau d’Alger en juillet 2002 dans le cadre d’un
programme dénommé « ALLIANCE BASE » pour la coopération sécuritaire
mutuelle entre les services de sécurité des deux pays.Le rapport de Marion E BOWMAN, représentant du FBI auprès de la
commission de surveillance des activités du renseignement auprès du
Sénat américain avait mentionné l’existence de ce programme et révéla
le nom de l’Algérie en juin 2002 comme nouveau partenaire dans la lutte
contre Al Quaida dans la région du sahel. Le dit programme avait pour
principal objectif l’analyse des mouvements transnationaux des
terroristes suspects, les déplacements des capitaux dont les services
algériens ont montré leur piètre expérience, l’apport des moyens
techniques d’écoutes et d’analyse du renseignements classiques et
opérationnels comme prélude aux démantèlements des réseaux et
arrestation des personnes chargées de la logistique des groupes
terroristes. Cette coopération fructueuse a atteint les buts escomptés
avant que l’intermède de l’affaire BRC ne vienne donner un coup de
frein en septembre 2006. Ceci explique cela, d’où les fuites de
l’existence de ce bureau sciemment révélés par les autorités
américaines en 2008 pour mettre Alger dans l’embarras.

Le programme « ALLIANCE BASE » n’est qu’une antenne relais des services
US, connecté au programme d’écoute ECHELON SYSTEM, un système d’écoute hyper sophistiqué contrôlé par le NSA où les renseignements sont
partagés par l’ensemble des officines, y compris CIA, entrant dans la
restructuration des services US après le 11 septembre 2001. Pour ainsi
dire, ce programme s’étend de l’Algérie, Tchad, Egypte, Djibouti,
Jordanie, Iraq, Afghanistan et Pakistan. Le bureau du FBI d’Alger a été
connecté à la station d’interception du Réseau Echelon situées à
Menwith Hill (Royaume-Uni). Les généraux algériens avaient tout à
gagner de cette collaboration qui leur a permis de desserrer l’étau qui
les a encerclés durant la décennie rouge les désignant comme
responsables des exactions commises sur les populations civiles. C’est
à cette époque que BOUTEFLIKA effectua des déplacements multiples à
Washington pour sceller cette association à sens unique dont le seul
bénéficiaire est le côté américain.Côté algérien, le régime prostitutionnel et affaibli montre toutes les
prédispositions à la collaboration et surtout aux concessions de tout
acabit, pour vu que la survie du système soit prolongée. Le besoin US
pour cette collaboration avec l’Algérie répond aux considérations
géostratégiques préparant l’invasion de l’Iraq et ouvrant la voie à
l’installation d’une base militaire en Afrique du nord intégrée sous le
commandement de L’OTAN. Lors d’âpres négociations, les militaires
algériens avaient donné leur accord de principe pour l’installation
d’une base militaire dans le Sahel à quelques encablures de
Tamanrasset. La construction et la réalisation du projet de la base a
été confié à la société jointe venture algéro-américaine, créée pour
les circonstances, BRC et financé par la Sonatrach dirigée par l’homme
des américain en Algérie pour 248 million dollars US.

L’intervention active des services français (DGSE) a mis fin au réchauffement de cette relation suspecte d’instauration d’une base militaire servant les intérêts US sur son propre terrain de chasse relevant de son espace d’influence historique et culturel. Voyant ses intérêts menacées, la
France rétorque à son tour et met en garde les hauts gradés d’Alger
d’une telle bévue qui mettra sa zone d’influence d’Afrique occidentale
à la portée des américains. A l’instabilité de la Côte d’Ivoire, la
France renforce sa présence en Mauritanie à travers un coup d’Etat à
blanc. Le chapitre d’intervention française est complexe et mérite
d’être évoqué à juste titre informationnel pour une bonne compréhension
chronologique des ’évènements.

Après l’invasion de l’Iraq, les compétences des services algériens dans la torture et les interrogatoires des combattants arabes, prisonniers, ont été mis à contribution par les Américains. L’Algérie, comme l’Egypte, ont fini
par payer cette coopération par le kidnapping puis l’assassinat de
leurs représentants diplomatiques à Bagdad en été 2005. Dans la logique
de cette collaboration, il faut être un candide pour croire que le FBI
et la CIA sont des officines distinctes. La restructuration opérées au
lendemain du 11 septembre 2001 oblige chacune les deux organisations,
autrefois concurrentes, à travailler en synergie. Ainsi, chaque bureau
du FBI nouvellement ouvert dans un pays dispose d’un représentant et
correspondant de la CIA à l’ambassade sous couverture diplomatique.
Tous les coups sont permis, de l’espionnage militaire, industriel, et
économique. Il n y a pas de limite tout est à prendre afin de renforcer
la présence US dans des régions opérant sous la sphère d’une autre
puissance occidentale.

http://www.racinesdoutremed.com/cia-alger.html

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Par Djaafer El-Djazaïri

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