premiers retraits massifs de liquidités des banques

Ce que les médias nous
cachent : premiers retraits massifs de liquidités des banques

Afin de « ne pas céder » à la
panique, les médias internationaux font l’impasse sur un aspect
important de la réalité : certaines institutions bancaires européennes
se trouvent d’ors et déjà confrontées à des mouvements de retraits
massifs de liquidités par une clientèle peu convaincue par les discours
rassurants de nos responsables financiers et politiques.

Sur le site de RTLinfo.be, un citoyen belge lance « Je
file chez Dexia vider mon compte et je m’achète de l’or ! Et si j’avais
des immenses cuves je convertirais tout en mazout ! Le fric va dévaluer
à la verticale, comme le DM en 1929 !!! »

D’après le journal francophone belge L’Echo,
au cours d’un conseil d’entreprise extraordinaire, les syndicats ont
appris que les clients inquiets de la banque Franco-Belge Dexia avaient
déjà retiré l’équivalent de 100 millions d’euros de leurs comptes dans
la semaine précédent le 2 octobre. « Cela peut sembler beaucoup », disait alors un syndicaliste, estimant que pour Dexia cette perte serait sans conséquences.
La banque Fortis, que la banque française BNP Paribas
vient d’avaler ce week-end pour 16,8 milliards d’euros, se trouvait
confrontée à une situation identique.

D’après Le Monde du 4 octobre,
l’opération de nationalisation, annoncée simultanément par les
gouvernements de Bruxelles et de la Haye aurait été « rendue
obligatoire par des mouvements de capitaux ‘énormes’ observés au cours
des derniers jours par la Banque centrale néerlandaise » (…) « Les
détenteurs de comptes chez Fortis auraient procédé à des retraits
massifs susceptibles de mettre en péril l’opération conjointe de
sauvetage de la banque élaborée, dimanche 28 septembre, par les trois
Etats du Benelux ».

Prié de dire si dans les problèmes de liquidité de
Fortis figuraient des retraits d’argent par les déposants et des refus
de prêts de la part de banques concurrentes, le ministre néerlandais
des Finances Wouter Bos a répondu à Reuters : « c’est exact, l’un plus que l’autres », sans vouloir dire lequel des deux problèmes était le plus important.

Le quotidien régional Le Progrès de
Lyon rapporte aussi comment l’inquiétude se transforme en panique
auprès des petits épargnants. Citant, sous couvert d’anonymat, un
guichetier d’une caisse d’Epargne de Lyon qui raconte que « depuis
l’annonce que le gouvernement allait puiser dans les livrets A, des
gens viennent retirer des sommes importantes en liquide. J’ai même reçu
un client qui a voulu changer son livret en lingots d’or ! »

http://www.solidariteetprogres.org/article4649.html