Ils veulent poursuivre en justice des ministres algériens


Ils veulent poursuivre en justice des ministres algériens
La bétise
égyptienne n’a pas de limite

L’acharnement égyptien a dépassé tout entendement
après la défaite de mercredi à Khartoum «très mal» digérée par
l’ensemble de la communauté de Hosni Moubarak.

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Depuis l’élimination de la
bande à Chehata du Mondial 2010, suite au but en or de notre Antar
Yahia, les Egyptiens se vouent corps et âmes, à travers leurs chaînes
satellitaires, à tenter d’humilier tout ce qui est «algérien». De leur
côté, les autorités algériennes continuent à observer le silence radio,
comme étant la réponse que mérite cette polémique pro-égyptienne.
Toutefois, ils affirment que la riposte aux nombreuses dérives et
insultes interviendra au moment venu. En revanche, le seuil du
tolérable a été largement franchi, ce samedi au Caire, lorsque des
manifestants conduits par, soi-disant, des intellectuels égyptiens,
notamment des avocats et autres hommes de justice, ont osé brûler le
drapeau algérien. Une atteinte des plus inadmissibles aux symboles du
pays. Pire encore, ces avocats en question ont déposé dans une sorte
d’action commune, des plaintes contre de hauts responsables algériens :
le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, le président
de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua et le
secrétaire d’Etat chargé de la communication, Azzedine Mihoubi.
Ajoutant à cela, quelques quotidiens nationaux, en l’occurrence, le
journal El Heddaf, Echourouk, El Khabar et El Fadjr. Ces poursuites
judicaires, qui n’ont aucun appui juridique, ont été évoquées hier dans
différents journaux égyptiens.

Selon
ces derniers, l’objet des plaintes stipule que les personnes sus-citées
ont, soi-disant,«sollicité des bandes de voyous pour commettre des
actes terroristes contre des citoyens égyptiens qui se trouvaient en
Algérie et au Soudan». Un scénario des plus étonnants qui ne peut être
imaginé que par des professionnels du cinéma. Contacté, hier par nos
soins, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, nous a
affirmé qu’il n’a pas encore été informé d’une telle affaire refusant
de donner de l’importance à tout ce qui provient des Egyptiens. «Je
suis concentré sur mon travail et sur l’avenir de l’équipe nationale.
Je n’ai nullement l’intention de répondre à ce genre de provocations»,
s’est-il contenté de dire. Une déclaration qui confirme, encore une
fois, la maturité de la diplomatie algérienne applaudie par nombre de
pays étrangers.

Redouane Bouhnika, red-chef adjoint d’El Heddaf : 
«Juridiquement parlant, il faut savoir qu’il est impossible d’entamer
des poursuites judicaires contre des journaux algériens à partir
d’Égypte. D’autre part, les plaintes doivent être appuyées de preuves
concrètes, alors qu’eux n’ont aucun argument juridique qui démontre une
quelconque atteinte de notre part touchant leur pays et leur histoire.
Par contre dans le cas où les autorités algériennes décident de mener
des procédures judicaires à l’encontre des Egyptiens, je vous assure
que de nombreux médias baisseront le rideau. Car, ils ont franchi la
ligne rouge en insultant notre peuple, offensant la mémoire de nos
Martyrs et injuriant l’histoire de l’Algérie. Ce qui se passe est
inadmissible.»

Hadda Hazma, directrice de publication d’El Fadjr :
«Personnellement, je ne crois ni en la justice égyptienne ni en sa
neutralité. Je vous assure que je suis prête à les affronter même dans
des tribunaux internationaux juste pour démontrer à l’opinion
internationale qui est le coupable dans ce climat tellement tendu entre
l’Algérie et l’Egypte. La presse algérienne ne fait que défendre le
pays et le peuple algérien dont l’identité a été souillée et humiliée.
Ceci dit, on riposte à des attaques indignes de la part d’une presse
égyptienne chauvine touchant à tous ce qui est algérien. C’est
indigne».

Par : Amel Benhocine

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