Accueilli
par des injures et des huées à Libreville, Nicolas Sarkozy a décidé d’écourter
son séjour au Gabon…
uniquement des lieux vidés méthodiquement des « vrais gens » et, en
particulier, de ses opposants. Mais à Libreville, au Gabon, à
l’occasion des obsèques d’Omar Bongo, le ménage n’a apparemment pas été
fait de fond en comble. Alors que Jacques Chirac a été applaudi à son
arrivée au palais présidentiel, son successeur a eu droit aux insultes
et aux huées de la foule.
L’AFP a trouvé un fin analyste en
la personne de l’ambassadeur de France à Libreville pour expliquer ce
chaleureux accueil. Pour Jean-Didier Roisin, ça ne fait aucun doute, «
ce n’est pas la personne du président qu’on huait (…) c’est l’image
qu’on a donnée de ce pays (le Gabon), la nouvelle du décès annoncée de
façon prématurée, cela a été très mal ressenti ». Tout cela n’est sans
doute pas faux. Mais ça n’a pas empêché notre président de le prendre
très personnellement, lui. D’après Europe 1, le chef de l’Etat a décidé
d’écourter son séjour et de ne pas assister au défilé militaire prévu
après les obsèques…
Les dirigeants gabonnais ont pourtant tenté de rattraper le coup :
20minutes.fr nous apprend qu’après les huées de l’extérieur, à
l’intérieur des « invités plus disciplinés (…) ont applaudi Nicolas
Sarkozy et son prédécesseur Jacques Chirac lorsqu’ils ont déposé,
ensemble, une gerbe de fleurs devant le cercueil ». Pas suffisant : au
moins avec Omar, du petit peuple au plus haut dignitaire du régime,
tout le monde était « discipliné »…
http://www.marianne2.fr/Sarkozy-hue-au-moins-Bongo,-il-savait-recevoir!_a180894.html
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkuVElAlllnfkAcOdd.shtml