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Téhéran somme Washington de respecter les droits d’une prisonnière iranienne

04/01/2011  Téhéran a protesté contre le comportement américain inhumain et inapproprié infligé à la prisonnière iranienne dans les prisons américaines Mme Shahrazade Mirkoli-khan.
 Lors d’une rencontre avec le chargé des affaires de l’ambassade de la Suisse à Téhéran, et chargé des intérêts américains, convoqué au ministère iranien des Affaires étrangères, le chef du bureau des affaires sociales du ministère iranien des Affaires étrangères a exigé des explications de la part du gouvernement américain en ce qui concerne les nouvelles qui font part de la privation de soins médicaux pour Mme Mme Mirkoli-khan et les menaces de mort qui lui ont été proférées en prison.
 «  Ce dont nous nous attendons de la part des responsables américains qui ne cessant de se vanter défendre les droits de l’homme est qu’ils les mettent eux-mêmes à exécution », a insisté le responsable iranien.
 
Et d’ajouter : «  le mauvais traitement infligé aux prisonniers est un problème enraciné aux États-Unis qui n’œuvrent pas pour organiser des rencontres avec les prisonniers iraniens chez eux, pas même avec le bureau chargé des intérêts iraniens »
Le responsable iranien a également fait part des plaintes et de l’inquiétude de la famille de Mme Mirkoli-Khan interdite de contacter les siens. 

Interrogée par le Site arabophone «  Asr-é Iran », la mère de la prisonnière iranienne Mme Rouchen a expliqué qu’elle a est arrêtée en Autriche,  pour une affaire qui remonte à 2004, pour motif qu’elle a voulu se procurer des jumelles de nuit.

Un premier verdict prononcé à Vienne en 2004 la condamna à 52 jours de prison, qu’elle évita en payant une caution. L’année suivante, un deuxième verdict fut prononcé, infligeant la même peine. Elle n’en a écopé que 28, paya une caution pour les jours restants et fut libérée. Le dossier fut alors clos définitivement.

Or, en 2007, rapporte la mère de Mme Mirkoli-Khan, la justice américaine s’est emparée de cette affaire, et prononça un verdict de cinq ans contre sa fille. Ce qui constitue selon elle un fait sans précédent, car c’est contraire aux lois internationales que de prononcer deux verdicts sur une même affaire.
 
Mme Rouchen s’est surtout plaint du mauvais traitement infligé à sa fille. Révélant entre autre que lors de la cérémonie effectuée à Téhéran pour le lancement de la centrale Bouchehr, ses mains et pieds ont  été menottés  avec de lourdes chaines, et une barre de fer a été fixée sur sa poitrine, avant d’être transportée pendant 48 heures d’une prison à l’autre.

Elle rapporte aussi comment sa fille a été privée pendant longtemps de soins médicaux après être tombée de son lit, et blessée à la colonne vertébrale, et comment elle est insultée par ses geôliers qui ne cessent de la traiter de terroriste et la menace de l’interner dans un hôpital psychiatrique.

Le mois de novembre dernier, sur la chaîne iranienne anglophone Press-TV, les deux filles jumelles de la détenue iranienne âgées de 14 ans se sont adressées au président américain Barak Obama, lui lançant un appel en faveur de la libération de leur mère, et de faciliter leurs rencontres avec elle. Assurant que leur mère est innocente et avoir besoin d’elle.

Malika et Mélina avaient auparavant rencontré l’américaine juive Sarah Shroud, arrêtée en Iran, puis libérée pour des raisons humanitaires.

Elle avait été arrêtée ainsi que trois de ses amis, également américains juifs, alors qu’ils entraient illégalement dans les territoires iraniens, via le Kurdistan irakien. Ses deux collègues sont accusés d’espionnage mais ont déjà rencontré les membres de leurs familles venus en Iran.

almanar.com.lb