En
Ossétie du Sud, « Londres attise une troisième guerre mondiale »
entre l’Europe et la Russie
9 août 2008 (Nouvelle Solidarité) — Depuis deux jours,
une nouvelle guerre vient d’éclater en Europe. Comme le note l’expert
anglais Jonathan Eyal dans le quotidien The Guardian,
si cette guerre n’est pas arrêté de suite, elle risque de devenir le
conflit international le plus important depuis l’effondrement du pacte
de Varsovie en 1989-1991, un conflit que sera bien plus grave que la
guerre des Balkans des années 1990, et ceci à cause de la participation
directe de la Russie d’un coté, et celle de l’Europe, et possiblement
celle des Etats-Unis, de l’autre.
Ce qu’Eyal oublie de dire c’est que ce sera une
troisième guerre mondiale, attisée par Londres et ses complices
enkystés aux plus hauts niveaux des institutions européennes à
Bruxelles.
Après plusieurs semaines de tirs à la roquette contre
l’Ossétie du Sud, une enclave autonome de la Géorgie, le président
géorgien Mikheïl Saakachvili, a offert jeudi soir, lors d’une
allocution télévisée, un cessez-le-feu ainsi que des garanties sur le
statut d’autonomie de l’enclave, où une mission de maintien de la paix
de l’ONU composée de troupes russes et d’autres pays limitrophes est
stationnée depuis 1992.

faussement présenté comme un grand jour de retour aux négociations, la
Géorgie annonça soudainement avoir commencé à déployer ses troupes en
direction de Tskhinvali, la capitale de l’Ossétie du sud, dans les
minutes mêmes qui suivirent l’allocution du président géorgien en vue
d’y « rétablir l’ordre constitutionnel ». Parmi
les nombreuses victimes, les troupes géorgiennes ont déjà tué une
dizaine de soldats russes et en ont blessé une quarantaine.Signalons ici, que la plupart des ossètes du Sud
possèdent la nationalité russe. Ainsi, la Russie, leur principal
soutien, a convoqué le Conseil de Sécurité de l’ONU en urgence pour « examiner les actions agressives de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud ». Après deux heures de discussion, selon l’ambassadeur russe Vitaly Chourkine, le point d’achoppement de la réunion a été « la réticence »
de certains membres (Etats-Unis, le Royaume Uni et autres) à accepter
une référence à « la renonciation à l’usage de la force ».
Vendredi matin, le président russe Medvedev s’est
adressé au peuple russe et annoncé la tenue d’une réunion d’urgence du
Conseil de sécurité russe. Il a rappelé que la Russie a toujours
cherché à garantir la stabilité dans le Caucase et que la présence des
troupes russes en Ossétie du sud se faisait dans le cadre d’une mission
de maintien de la paix entièrement légitime. Or soudainement, certaines
forces géorgiennes de cette mission se sont prises aux troupes russes,
tuant des hommes, des femmes et des enfants en Ossétie du Sud.
Le président russe, par la constitution, est
responsable pour la vie et la sécurité des citoyens russes dans le
monde, peu importe où ils se trouvent. Enfin, aussi bien le président
Medvedev que son premier ministre Vladimir Poutine, en déplacement à
Beijing, ont indiqué que ces tueries seraient punies.
La Russie a annoncé l’envoi de troupes supplémentaires
pour renforcer son dispositif de maintien de la paix et une colonne
d’une cinquantaine de chars est passé d’Ossétie du Nord, qui fait
partie intégrante de la Russie, enl’Ossétie du Sud dès vendredi après
que les aviations russes et géorgiennes aient commencé à bombarder les
positions adverses après une nuit de combats intensifs.
Malheureusement, certains en Europe cultivent le fantasme que si, grâce au traité de Lisbonne, l’Europe venait à se doter d’une défense européenne, elle retrouverait un rôle sur la scène mondiale et « on pourrait dire au russes de mieux se tenir ! »
L’économiste américain Lyndon LaRouche estime pour sa part qu’il y a des gens en Europe, « stimulées en cela par les britanniques » qui commencent « à raisonner comme Hitler ! ».
« Ce n’est pas juste une provocation
pour tirer les moustaches des russes ou de les conduire dans un piège.
C’est une tentative de démembrement la Russie. En réalité, c’est une
troisième guerre mondiale qui démarre. Regardez Dick Cheney et ce qu’il
représente : Cheney est un Britannique plutôt qu’un Américain, si on en
juge selon la politique qu’il mène et dans ce cas ci, on le voit
distinctement ! C’est la même chose que l’attaque sur l’Iran !
Exactement la même opération. Londres attise une troisième guerre
mondial, dénonçons-le !"
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