ROBERT SARKOZY CONTRE NICOLAS MUGABE

2008 12 08T115814Z 01 APAE4B70X9700 RTROPTP 3 OFRTP ZIMBABWE FRANCE MUGABE 20081208Tirs groupés contre Nicolas Mugabé. Le président zimbabwéen n’est pas ma tasse de thé mais, franchement, le chef de l’Etat français est mal placé pour lui donner des leçons. Sa dernière sortie, pour fustiger son alter ego, Robert Sarkozy est d’un ridicule hadal. Il est au fond de l’océan. Tel un psittacidé, le président français, qui n’écoute certainement pas ses conseillers en relations internationales, s’est engagé comme à son habitude, dans la démesure, comme s’il adorait le peuple zimbabwéen. Qu’a-t-il donc fait pour le choléra qui y sévit actuellement, sachant que Nicolas Mugabé est incapable de résoudre cette grave crise humanitaire ?

A l’occasion de sa rencontre avec les Elders, pour commémorer les 60 ans de la déclaration universelle des droits de l’homme, Robert Sarkozy a fait mouche, allant plus loin que ceux qui réclament à cor et à cri, le départ du président du Zimbabwe. La liste ne fait donc que s’agrandir, avec notamment Gordon Brown

La police zélée de Robert Sarkozy fait la chasse aux journalistes et, récemment, un d’eux, Vittorio de Fillipis, pour simple diffamation, a été humilié devant ses enfants, déshabillé et menotté, avant d’être conduit au poste, puis, chez la juge qui aurait bien fait son travail. Comme chez Nicolas Mugabé en somme, où, la police est intouchable.

Il y a quand même une différence. En France, pays d’immigration, désormais, des bébés de 3 mois sont internés dans des centres de rétention, sorte de goulag, sans vergogne. Il y a aussi des tests ADN. Au Zimbabwe, pays d’émigration, le peuple, en manque de pouvoir d’achat, veut fuir la misère. C’est réel, comme dans presque tous les pays africains qui enrichissent les pays occidentaux. Grand paradoxe, s’il en est, avec la plupart, sinon la quasi totalité des richesses mondiales, qui viennent…du Sud.

C’est vrai que le trait est assez appuyé, volontairement, « truellé » même, tel une palette du maître Van Gogh mais, pour faire un clafoutis aux pruneaux, il faut avoir des pruneaux dénoyautés. Or, notre souverain bien aimé, n’arrive pas à balayer devant chez lui, sa porte, selon la formule consacrée, et regarde, que dis-je, lorgne avec envie, tous les dictateurs africains qui affament leur peuple, sans rien dire.

Nous avons appris récemment, la plainte déposée à Paris pour enrichissement illicite http://kamerunscoop.wordpress.com/2008/12/02/sassou-bongo-obiang-nguema-pilleurs-de-leurs-pays