Yémen : aveux d’impuissance de l’axe Riyad/Washington. Ansarallah a aussi cassé la CIA !


Comment la Résistance yéménite a vaincu les satellites espions US ?

Le site d’information français, Intelligence Online, a fait état de la poursuite de l’aide importante des États-Unis à l’Arabie saoudite en affirmant que « les États-Unis continuent d’aider massivement la coalition saoudienne dans sa guerre contre le Yémen contrairement à la promesse de campagne du président Biden » ; les révélations montrant que les États-Unis ont mis à la disposition des Saoudiens des détails sur les positions militaires des forces d’Ansarallah.

Citant certaines sources, Intelligence Online a annoncé que les raids sur la base aérienne d’al-Dailami près de l’aéroport de Sanaa le 29 novembre, ainsi que sur l’aéroport de Sanaa et d’autres bases militaires d’Ansarallah, étaient le résultat d’une coopération au niveau de renseignement entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite ; les informations ayant été fournies aux Saoudiens par le Pentagone.

Tenue le 27 septembre, la réunion entre le conseiller américain à la sécurité nationale, Jack Sullivan, l’envoyé américain au Yémen Tim Lenderking et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane est la dernière coordination en date selon laquelle le département de la Défense des États-Unis s’est engagé à révéler les coordonnées des positions militaires d’Ansarallah et ses dépôts de missiles balistiques près de la frontière saoudienne.

Des sources yéménites soulignent quant à elles que les États-Unis sont le principal responsable de la poursuite de la guerre au Yémen, car, en plus des coopérations en matière de renseignement, ils fournissaient des armements à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, auxquels se rajoute également une couverture politique.

À cet égard, Al-Mayadeen a récemment rapporté que « les données du Département de la Défense des États-Unis montrent que malgré l’annonce par le président américain Joe Biden de l’arrêt du soutien américain à la guerre au Yémen, les livraisons d’armes américaines vers l’Arabie saoudite se poursuivent ».

Les investigations montrent que des accords d’armes d’une valeur d’environ 28,4 milliards de dollars ont été conclus entre les deux pays depuis mars 2015 ; environ 20 contrats d’une valeur de 1,2 milliard de dollars ont été signés cette année par le président Biden en personne.

D’autre part, au cours de la même période, l’Arabie saoudite a dépensé environ 34 milliards de dollars pour acheter des armes à d’autres pays.

Auparavant, trois membres du Sénat américain avaient annoncé qu’un groupe de sénateurs s’était opposé à la mise en œuvre d’un accord sur les armes entre les États-Unis et l’Arabie saoudite.

Il s’agit d’un contrat qui comprend 280 missiles air-air à moyenne portée AIM-120C-7 / C-8 et 596 lanceurs LAU-128, ainsi que des conteneurs, des équipements, des pièces de rechange et un support technique et d’ingénierie.

Les révélations interviennent alors que, Biden, au début de son mandat présidentiel, avait souligné la nécessité de mettre fin au soutien américain à la guerre au Yémen, mais aussi à la vente d’armes à l’Arabie saoudite pour ainsi améliorer les relations entre les deux pays.


Yémen : aveux d’impuissance de l’axe Riyad/Washington

Au Conseil de Coopération du golfe Persique, Ben Salmane s’est rendu à Canossa en affirmant que la guerre contre le Yémen, il l’a perdue et qu’avec des stocks vides de missiles intercepteurs, il ne pouvait plus rien ni à Maarib, ni à Hudaydah, ni ailleurs. Mais les Américains, eux, ne sont pas de cet avis.

Leur émissaire au Yémen vient même de mettre en garde la Résistance yéménite, vainqueur absolu de la guerre, contre une « guerre urbaine » à Maarib ! Ce qui veut dire que les terroristes de Daech et d’al-Qaïda auront désormais pour missions de s’infiltrer à Maarib et d’empêcher une stabilisation de la situation. Réussiront-ils ? Rien n’est moins sûr.
Dans la conjoncture où l’aviation saoudienne continue à bombarder les villes yéménites, le prince héritier de l’Arabie saoudite prône une solution politique.
À la tribune du 42e Conseil de Coopération du golfe Persique, tenu le mardi 14 décembre à Riyad, Mohammed ben Salmane a déclaré que le royaume saoudien continuait à « renforcer la sécurité et la stabilité » de la région et de mener des dialogues pour « régler les problèmes ».
Selon le site d’information Sabq, le prince héritier saoudien a souligné que les pays du golfe Persique devaient sceller une unité économique et renforcer leur solidarité conformément à la vision du roi Salmane ben Abdelaziz.
Sans faire la moindre allusion aux frappes aériennes de l’aviation saoudienne qui tuent quotidiennement les civils yéménites, Mohammed ben Salmane a déclaré qu’il fallait parvenir à une solution politique au Yémen.
Alors que l’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, a mis en garde mardi contre le risque d’une guerre urbaine à Maarib, les organes médiatiques du gouvernement démissionnaire ont fait part du début des affrontements dans l’est de cette ville, ajoutant que le gouvernement de Salut national avait acheminé un grand nombre de forces vers les fronts d’alentours.
Après que les forces de l’armée et les Comités populaires du gouvernement de Salut national ont réussi à stabiliser leurs positions, à l’issue d’intenses affrontements à al-Balaq de l’Est, ils ont lancé une nouvelle opération militaire à l’ouest de Maarib.
D’âpres conflits sont en cours à al-Machjah et à al-Kassareh, à l’ouest de Maarib, entre les combattants d’Ansarallah et les forces du gouvernement de Salut national d’une part et les forces du gouvernement démissionnaire de l’autre. Dans le même temps, les affrontements ont été intensifiés sur les fronts du sud de Maarib.

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