Ben Salmane va regretter sa campagne criminelle contre Sadaa et Sanaa


Au Yémen, Ansarallah a enregistré des percées tactiques dans le sud de la province de Maarib.

La nouvelle escalade militaire initiée par l’alliance saoudo-émiratie il y a quelques jours, n’a pas réussi à stopper l’avancée des combattants yéménites à l’entrée sud de la ville de Maarib. Les mercenaires fidèles au président démissionnaire, Mansour Hadi, ont perdu, ces derniers jours, davantage de leurs positions dans les collines de Balaq oriental et central, malgré l’intensification des raids aériens lancés par la coalition saoudienne.

Des sources militaires et tribales ont affirmé au journal libanais Al-Akhbar que les forces de Sanaa ont pu avancer dans de vastes zones, en direction de la région de Falaj occidental, situé entre les collines de Balaq oriental et central après avoir pris le contrôle de toutes les hauteurs proches de la zone. Des sources affiliées aux mercenaires de Hadi ont, à leur tour, attribué cette retraite à des « trahisons de l’intérieur », qui les ont contraints à se retirer tactiquement vers de nouvelles positions situées derrière la région de Falaj.

L’approche des forces de Sanaa pour résoudre la bataille aux dernières portes de la ville de Maarib a incité le gouverneur fidèle au Parti al-Islah, Sultan al-Arada, à tenir une réunion avec les chefs militaires fidèles à Hadi, où il a reconnu la défaite.

Il a admis les progrès des combattants yéménites à Balaq central et les zones adjacentes à Wadi Dhanna (située à Sirwah) jusqu’au barrage de Maarib. Selon le gouverneur, toute reculade de l’est de Balq représente une menace pour le chef-lieu de la province de Maarib.

Ces évolutions sont intervenues malgré l’escalade terrestre et aérienne dans les districts du sud de Hodeidah et d’al-Dhale dans le sud du pays, qui n’a apparemment pas réussi à alléger la pression sur Maarib. Des sources militaires dans le district de Hays, situé dans la province de Hudaydah ont précisé que les affrontements ne dépassaient pas le périmètre du district, tandis que les « forces conjointes » fidèles à la « coalition » sont passées de l’attaque à la défense. De même, aucun progrès n’a été enregistré en faveur des mercenaires de Hadi sur les fronts d’al-Fakher à al-Dhale, malgré l’intensification des affrontements ces derniers jours.

Sur le même volet, la coalition saoudienne a prétendu vendredi soir avoir détruit un lance-missiles balistique de l’armée yéménite dans la province de Saada (nord-ouest).

Selon l’agence de presse d’État saoudienne SPA, la coalition saoudienne a également publié une série d’images et de vidéos prétendant avoir visé le palais présidentiel à Sanaa vendredi matin.

« Le palais présidentiel mène une installation souterraine secrète et à Jabal al-Nahdin, et les chasseurs de la coalition arabe ont ciblé le chemin du transfert d’armes depuis des installations secrètes lors des raids aériens contre Sanaa il y a deux jours », lit-on dans le communiqué de la coalition.

Jeudi, l’envoyé spécial des États-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, a tenu de nouvelles réunions avec les partis yéménites qui soupçonnent Washington de pousser à la sécession du sud du Yémen.

Des sources diplomatiques ont rapporté que Lenderking a entamé des discussions autour de la division du Yémen en deux blocs. « La réunion indique que Washington travaille sur la séparation du sud et du nord du Yémen », a-t-on appris du site web d’information Yemen News Portal.

Le président du Conseil de transition du Sud a prétendu que le dirigeant américain devrait soutenir un vote sur l’indépendance du Sud. « Joe Biden peut aider à mettre fin à la guerre civile de six ans au Yémen en soutenant un référendum parrainé par l’ONU sur l’indépendance du Sud », a-t-il proféré.

Dans une interview avec le quotidien britannique The Guardian, Aidaros al-Zoubaidi a affirmé qu’un référendum montrerait un soutien de 90 % à l’indépendance du sud du Yémen et devrait se tenir exclusivement dans le Sud et que les habitants du Nord ne devraient pas y participer.

Il a également insisté sur le fait que le CTS, formé en 2017, devait être représenté à tous les pourparlers de paix parrainés par l’ONU, ce que l’ONU s’est gardée de faire, craignant que cela ne complique le processus de paix.

Abdul Rahman al-Wali, l’un des dirigeants du Parti yéménite al-Hirak al-Janoubi (Mouvement sudiste) et professeur à l’université d’Aden, s’est vivement attaqué à la coalition saoudo-émiratie avant de la considérer comme un vecteur du démembrement du Sud.

« La coalition saoudo-émiratie promeut le plan en tant qu’action ciblée et planifiée, c’est pourquoi le Sud est toujours plongé dans la crise », a-t-il dénoncé.

Source : PressTV

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