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21/09/2020

Un million de dirhams pour tout cheikh saoudien qui accepte d’aller en Syrie!


La participation de jeunes saoudiens dans le conflit syrien provoque une polémique dans les rangs des penseurs et des journalistes du pays.

Un million de dirhams au cheikh qui accepte d’aller en Syrie !

amad_hawsani

Un activiste émirati s’est dit prêt à offrir un million de dirhams aux fameux cheikhs qui appellent au jihad en Syrie, s’ils acceptent de partir eux-mêmes vers ce pays. Dans un tweet, Hamad el Hosani, a adressé une demande aux cheikhs Mohammad al-Oreyfi, Salmane al-Oda, et Mohsen al-Awaji d’aller en Syrie, « de prendre juste la décision de partir, sans participer toutefois à l’action armée ».

Daoud Cheryan : « Les héros  de l’illumination doivent être jugés »

Auparavant, le journaliste et écrivain saoudien Daoud Cheryan a mené une dure offensive contre certains prédicateurs saoudiens qui entraine « nos jeunes dans la guerre en Syrie », les qualifiant de « héros de l’illumination ». Citant les noms de Mohammad al-Oreyfi, Salmane al-Oda, et Saad el Breik, Cheryan les a accusés « de tromper nos fils ».

« Vous devez être jugés et la société doit vous juger », a-t-il lancé. « Ayez pitié de nous, aucun de vos fils n’est parti en guerre. Ne dites-vous pas que c’est le paradis ? Allez-y au paradis et nous irons de suite », a ironisé ce journaliste de la MBC.

Et d’ajouter : « Lorsque cheikh Saleh el Fawzane a dit que la guerre syrienne est une source de discorde, Mohammad al-Oreyfi, Salmane al-Oda, Saad el Breik, et Mohsen el Awaji se sont tus. Vous devez être jugés parce que vous incitez nos fils à prendre part à des guerres impies depuis la guerre afghane ».
Et de conclure : « Nous n’allons pas nous taire tant que nos fils meurent dans une guerre impie ».

Des cheikhs saoudiens critiquent l’opposant à la fatwa du jihad

Un nombre de cheikhs saoudiens ont réagi aux propos du journaliste et de l’activiste précités : « C’est un présentateur qui cherche juste à toucher son salaire », ont dit Mohsen al-Awaji, Saad el Breik et Mohammad al-Oreyfi sur la chaine de télévision Dalil.

« Il veut porter atteinte aux prédicateurs qu’il a cités », ont-ils martelé, avant de poursuivre : « Nul besoin d’aller combattre en Syrie parce que les combattants sur le terrain ont assuré ne pas avoir besoin d’éléments supplémentaires. Ils ont seulement besoin de l’argent et de nos prières », ont ajouté ces cheikhs !

« Le fait de parler du départ des Saoudiens en Syrie est une tentative de provoquer la discorde interne, et porter atteinte à des prédicateurs reconnus dans la société provoque une division non voulue », ont insisté ces prédicateurs dans leurs interventions.

« Nos jeunes sont soit fanatiques soit athées »

Au sujet de la participation de Saoudiens dans les combats en Syrie, le penseur et chercheur saoudien Abdallah Farraj Charif estime que la société saoudienne souffre du chômage, du manque de développement, et de la crise identitaire, appelant à trouver des remèdes à ces problèmes pour éviter leurs répercussions dangereuses.

Dans une interview télévisée accordée à la chaine de télévision Sabaq, Charif répartit les jeunes saoudiens en deux catégorises : Les jeunes qui suivent les oulémas fanatiques et extrémistes – qui interdisent tout ce qui est toléré en religion- et ceux qui ont dévié et qui ont cru que ce fanatisme représente la religion, et par la suite ils sont devenus des athées ou des mécréants.
Selon lui, « les groupes islamistes sont des déviants, ils commettent le pire des péchés après l’association à Dieu, qui est le meurtre prémédité et injustifié des gens ».

« Le fait de comprendre correctement l’islam contribue à renforcer la religion. Ce que font ces groupes terroristes, dont la pensée est puisée de la pensée des kharijites, a un impact négatif sur les musulmans. Les raisons des guerres terroristes dans la région islamique sont dues malheureusement à l’expansion de l’esprit des kharijites qui apostasie la nation et tolère l’effusion du sang. Cet esprit possède aujourd’hui des défenseurs qui manipulent les esprits des adolescents et font d’eux l’outil de cette guerre en cours », a-t-il déploré.

 

Source : Al Manar

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