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La Voix Des Opprimés

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30/09/2020

Le Hamas se félicite de la “victoire” de la Palestine à l’ONU


Ramallah/scène de liesseLe mouvement palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, s’est félicité de “la victoire” de la Palestine après l’octroi jeudi du statut d’Etat observateur à l’ONU.

“Il s’agit d’une nouvelle victoire sur le chemin de la libération de la Palestine et nous nous en réjouissons. Le Hamas la considère comme un succès unitaire qui suscite la joie au sein de notre peuple”, a déclaré à l’AFP Ahmed Youssef, un dirigeant du mouvement dans la bande de Gaza.

Le Hamas a officiellement cautionné l’initiative du président palestinien Mahmoud Abbas pour obtenir un Etat observateur à l’ONU, faisant provisoirement taire les divergences entre son chef du bureau politique résident à Qatar, Khaled Mechaal, et ses dirigeants à Gaza.

“Nous nous félicitons de la décision de l’Assemblée générale de l’ONU d’octroyer à la Palestine, sur la base des frontières de 1967, le statut d’Etat observateur non membre et nous considérons qu’il s’agit d’une victoire pour notre peuple, même si la Palestine mérite plus que cela”, a écrit jeudi un de ses lieutenants, Ezzat al-Rishq, sur sa page Facebook.

Pour les forces de résistance à Gaza la Palestine est l’ensemble de toute les territoires occupés par les sionistes depuis 1948.

Liesse à Ramallah

Un des juifs anti-sioniste se félicitant du vote à l'OnuLa foule rassemblée à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne, a acclamé jeudi soir le vote à l’ONU.

“Allah Akbar (Dieu est le plus grand)”, ont chanté des milliers de Palestiniens réunis au coeur de Ramallah, alors qu’à New York l’Assemblée générale de l’ONU votait une résolution faisant de “l’entité” palestinienne un “Etat observateur non membre” par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.

Un feu d’artifice aux couleurs palestiniennes, rouge, vert, noir et blanc, a éclaté au dessus de la Vieille ville.

Des automobilistes euphoriques faisaient retentir leurs avertisseurs sur les grandes artères du secteur oriental annexé de la Ville sainte, tandis qu’à Ramallah les drapeaux palestiniens flottaient au vent sur la place Yasser Arafat, en centre-ville.

“Je suis vraiment content que le statut d’Etat (observateur) ait été adopté, même s’il ne s’agit que d’une victoire morale. Il y a beaucoup de rapaces sur cette Terre, mais quand même ça fait du bien”, exultait à Ramallah Rachid al-Kor, 39 ans.

Abbas et la délégation palestinienne à l'OnuA Bethléem (Cisjordanie), près de Jérusalem, des feux d’artifice ont illuminé le ciel et les cloches des églises ont résonné dans la nuit pour marquer l’événement.

La retransmission du discours du président palestinien Mahmoud Abbas à New York a été projetée sur une section de la « barrière israélienne de séparation » à Bethléem.

Présentée par “Israël” comme une “clôture antiterroriste”, la barrière, qui doit s’étendre sur quelque 700 kilomètres, est qualifiée de “mur de l’apartheid” par les Palestiniens. Lorsqu’elle sera achevée, 85 % de son tracé empièteront sur la Cisjordanie, selon des données de l’ONU.

 

 La Palestine devient Etat observateur à l’ONU

La Palestine est devenue jeudi soir Etat observateur aux Nations unies, lors d’un vote historique à l’Assemblée générale de l’ONU, malgré l’opposition des Etats-Unis et d’Israël.

Le vote de cette résolution, qui fait de la Palestine un “Etat observateur non membre”, a été acquis à une majorité confortable de 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.

Cette nouvelle stature internationale donne aux Palestiniens accès à des agences de l’ONU et des traités internationaux. Mais elle expose l’Autorité palestinienne à des représailles financières américaines et “israéliennes”.

Avant le vote, le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé que l’Assemblée allait signer l'”acte de naissance” d’un Etat de Palestine. Il a estimé qu’il s’agissait de la “dernière chance de sauver la solution à deux Etats” (Israël et un Etat palestinien) et a promis de “tenter de ranimer les négociations” de paix avec “Israël”.

“Nous ne sommes pas ici pour ôter la légitimité d’Israël, mais pour établir un Etat le plus rapidement possible, qui est l’Etat de la Palestine. Nous sommes ici pour dire qu’il faut stopper l’occupation israélienne et la colonisation dans les territoires occupés », a dit le Président palestinien faisant état d’un tas de menaces israéliennes pour « nous dissuader de poursuivre nos efforts pacifiques ».

Pour l’ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor par contre, cette initiative “ne fait pas avancer la paix, elle la fait reculer”. Il a affirmé qu’elle “ne changera pas la situation sur le terrain”, notamment parce que l’Autorité palestinienne “ne contrôle pas Gaza”, et qu’elle “ne donnera pas un statut d’Etat à l’Autorité palestinienne ».

Il a rappelé la position d’Israël, ainsi que des Etats-Unis, selon laquelle des négociations directes “constituent la seule manière de parvenir à la paix par un accord mis au point par les parties concernées, et non par l’intermédiaire de l’ONU”.

Source : Almanar 

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